Des trains en avance, ça existe?

Pour tout savoir sur la ponctualité aux CFF

04.02.2026 19 min

Zusammenfassung & Show Notes

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé si des trains pouvaient partir en avance ? On parle souvent des trains en retard, mais est-ce qu’un train qui part en retard arrive forcément aussi en retard à destination ? Et comment font les CFF pour éviter que les trains soient en retard ? Bref, pour tout ce que vous vouliez savoir sur la ponctualité aux CFF sans oser le demander, bienvenue dans le premier podcast des CFF en français sur le monde ferroviaire et ses coulisses! 

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Transkript

L’horaire est comme une partition de musique. Il faut jouer les notes au bon moment, pas en retard et ni en avance. C’est pour ça que les trains en avance, oui, mais attention. Les CFF vous souhaitent la bienvenue et un agréable voyage dans leur podcast. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé si des trains pouvaient partir en avance? Ou un train qui part en retard d’une gare, est-ce qu’il arrivera forcément en retard dans votre gare? Comment font les CFF pour éviter que des trains soient en retard? Bref, pour tout savoir sur la ponctualité, bienvenue sur le premier podcast des CFF en langue française consacré au monde ferroviaire et à ses coulisses. Je m’appelle Jean-Philippe Schmidt et j’ai le plaisir aujourd’hui d’avoir à mes côtés, Marino Grisanti, qui est le Monsieur Ponctualité des CFF. - Marino Grisanti, bonjour. - Bonjour Jean-Philippe. Tu es responsable de la ponctualité aux CFF. Est-ce qu’il y a d’autres personnes en Suisse qui ont ce même titre? Est-ce qu’on a d’autres M. ou Mme Ponctualité en Suisse ou est-ce que c’est une exclusivité CFF? C’est une exclusivité CFF, mais j’ai envie de dire qu’on a la chance d’avoir aux CFF 35 000 personnes qui s’engagent pour la ponctualité, parce que la ponctualité fait partie de l’ADN des cheminot·e·s. Aujourd’hui, c’est une grande fierté, je pense, pour mes collègues d’être ponctuels. Donc, il n’y a pas de club des chef·fe·s ponctualités de Suisse, ça n’existe pas. Non, mais comme j’ai dit, c’est une valeur qui est vraiment ancrée dans notre personnel et c’est toujours un crève-cœur d’arriver en retard. C’est une marque de fabrique de la Suisse. Justement, toi, en tant que chef ponctualité, j’imagine que quand tu as peut-être deux minutes de retard, si ça t’arrive, tu as des ami·e·s ou de la famille qui sont en train de te chambrer, en train de dire: le chef ponctualité n’est pas en avance, comment les trains peuvent être à l’heure? En effet, je reçois de temps en temps cette remarque, mais ça va aussi dans le sens inverse: certaines personnes, dès qu’elles me voient, disent: je n’ai pas intérêt à être en retard avec Monsieur Ponctualité. Donc, ça va dans les deux sens. Pour moi, c’est une marque de respect. C’est une marque de respect d’être à l’heure à un rendez-vous. Si on pouvait, Marino, définir en trois mots ou en deux mots et une phrase, ton travail de Monsieur Ponctualité, ça consiste en quoi? Un mot que j’utiliserais, ce serait la passion. Cette passion pour le chemin de fer qui est là depuis que je suis petit. Pour moi, ça me passionne de voir les trains passer depuis enfant. Et puis, c’est encore mieux lorsque les trains passent à l’heure. Dès qu’ils sont à l’heure, je sais qu’on aura une grande satisfaction parmi nos client·e·s, puisque nous faisons rouler des trains à l’heure pour nos client·e·s, que ça soit des voyageuses et voyageurs ou pour le trafic marchandises. Qu’est-ce que tu fais dans ta journée, dans ta vie de tous les jours, de Monsieur Ponctualité? On t’imagine, peut-être, tu arrives, tu prends des ingrédients, tu remplis un gros chaudron et tu fais une sorte de potion magique qui va pouvoir résoudre toute la ponctualité en Suisse. Comment ça se passe? Est-ce qu’il y a une potion magique pour la ponctualité, on va dire? Je ne m’appelle pas Panoramix. Je ne suis pas le Panoramix de la série d’Astérix et Obélix. Il n’y a pas une potion magique, mais il y a un engagement de tout le monde. Je compare la ponctualité à une horlogerie fine, une horloge avec plein de rouages qui doivent bien s’imbriquer l’un dans l’autre. Et chaque rouage correspond à la contribution de chaque personne qui travaille au CFF. Il suffit qu’un tout petit rouage ne fonctionne pas et la montre ne va pas fonctionner. C’est exactement ce qui va se passer pour la ponctualité. Nous pouvons faire les meilleurs horaires, la meilleure maintenance du matériel roulant ou de l’infrastructure, il suffit qu’on ait oublié de planifier un·e mécanicien·ne et le train ne part pas. Donc toi, tu as plein de montres et tu regardes si elles sont à l’heure, tu les règles. Quels sont tes outils? Tu n’as pas de tournevis. Comment est-ce que ça se fait de contrôler et de régler la ponctualité au quotidien? Aujourd’hui, on a de la chance aux CFF, on a énormément de données, ce qui nous permet de suivre la ponctualité à l’heure. Il existe des dashboards où on sait à la seconde près quelle est la ponctualité générale de notre réseau. Et aussi, on peut voir au niveau national où nous avons des soucis. Donc, on a comme une sorte de tour de contrôle à disposition, qui est aussi à disposition de chaque collaboratrice et collaborateur CFF, et on peut suivre cette ponctualité en temps réel. Si on parle de trains en retard, on parlera des trains en avance, s’ils existent, un peu plus tard dans ce podcast. Si on parle des trains en retard, en gros, parce que parlons concrètement, combien de trains circulent en Suisse chaque jour? Et puis, on a combien de trains qui sont en avance, à l’heure, enfin surtout à l’heure ou en retard? Aujourd’hui, en termes de trafic voyageurs, on compte environ 10 000 trains qui circulent par jour sur notre réseau et il y en a encore 6000 qui circulent, il s’agit des trains marchandises, des trains qui circulent à vide également, des trains de chantier. Au total, on parle de 16 000 trains. Mais si maintenant, on parle de la ponctualité des trains voyageurs, aujourd’hui, on a une moyenne annuelle de 94%. Ça veut dire que mathématiquement, nous n’avons que 600 trains sur 10 000 qui ne sont pas à l’heure, ce qui est un score incroyable. Justement, on parle de train à l’heure, pas à l’heure, mais qu’est-ce que c’est un train à l’heure? C’est quoi un train à l’heure pour nous? C’est un train qui est à la seconde près? Pour la cliente ou le client, statistiquement, nous disons qu’un train est à l’heure jusqu’à trois minutes de retard. Après, pour l’exploitation, un train doit être pile à l’heure, zéro seconde de retard et ne devrait même pas être en avance. Puisque je pense à un adage qui dit: un·e cheminot·e à l’heure est déjà un·e cheminot·e en retard. D’accord, donc c’est trois minutes? Exactement. Pour les client·e·s, à partir de trois minutes, on a le petit +3’ qui s’inscrit partout, qui vient sur l’appli, etc. Exactement. C’est une norme nationale, c’est une norme internationale? Comment ça se passe dans les autres pays? C’est une norme nationale en Suisse. On ne différencie pas la catégorie de train pour le trafic voyageurs. Dès que le train a trois minutes de retard, il est en retard. Tandis que dans d’autres pays, il y a d’autres standards et d’autres valeurs. Et puis, en plus, cette valeur varie selon le type de trafic. Avec jusqu’à 15 minutes de retard, un train peut être à l’heure à l’étranger. Et puis, pour un RER, peut-être le train, il doit avoir juste 5 minutes de retard pour être considéré à l’heure. Ce qui provoque toujours ensuite des problèmes aux interfaces, à la frontière. Puisque, par exemple, nos collègues italiens vont nous livrer un train avec 5 minutes de retard. Chez nous, il sera considéré en retard, mais pour le collègue italien, il sera à l’heure. En Italie, par exemple, quels sont les critères pour qu’un train soit considéré à l’heure? Ça dépend de la catégorie de train aussi. Généralement, pour les grandes lignes, si je me souviens bien, on a des valeurs jusqu’à 10-15 minutes. Après, pour le trafic régional, c’est un peu plus faible ou inversement. Mais en tout cas, dans les pays européens, en tout cas chez nos voisins, on est à des valeurs plus élevées qu’en Suisse. Il n’y a peut-être qu’un seul endroit au monde où c’est un tout petit peu plus précis, c’est au Japon, j’imagine. Oui, au Japon, ils ont une ponctualité aussi qui est très élevée. Après, comme je le dis toujours, comparaison n’est pas raison. Ici, en Suisse, on a un trafic mixte. Les voies sont utilisées par le trafic marchandises et le trafic voyageurs. Au Japon, si je pense au Shinkansen, les voies ne sont dédiées qu’au Shinkansen, donc il n’y a pas de mixité, ce qui simplifie la tâche. Mais c’est vrai que les Japonais font aussi quelque chose d’incroyable là-bas. Oui, je crois qu’on est vraiment à la seconde près. Je crois même que si un train a 30-40 secondes de retard, on peut presque avoir des excuses publiques. Oui, tout à fait. Le ou la mécanicien·ne va s’excuser envers ses client·e·s pour le retard. Donc c’est peut-être même un peu trop extrême à mon avis. On dit toujours que c’était mieux avant. On va revenir un petit peu avant, pas trop avant. On va venir au début du siècle avec Rail 2000. Est-ce qu’à cette époque-là, il y a 25 ans maintenant, les trains étaient plus à l’heure que maintenant ou bien est-ce que c’est un peu la même chose? On a toujours l’impression que les trains étaient beaucoup plus à l’heure à l’époque. En effet, on a toujours l’impression que les souvenirs se bonifient avec le temps, mais ce n’est pas tout à fait juste. En fait, la ponctualité est meilleure aujourd’hui. Nous n’avons jamais été autant bons en termes de ponctualité. Si on peut observer les statistiques, ça fait depuis 20 ans que chaque année, on croît, mis à part l’année du COVID, qui est une année à sortir des statistiques. Mais aujourd’hui, nous n’avons jamais été autant ponctuels. Il y a un autre élément de fierté: nous n’avons jamais eu autant de trains qui circulent sur le réseau. Nous n’avons jamais autant transporté de voyageuses et voyageurs aussi, 1,41 million de personnes par jour. Et en parallèle, nous faisons énormément de chantiers. Donc, c’est une combinaison de facteurs qui font qu’on est devenu meilleurs avec le temps. Ça veut dire que quand on disait: à l’époque, je me souviens, je pouvais régler ma pendule au passage du train, ça voulait dire qu’il n’y en avait peut-être qu’un par jour qui passait et que lui avait peut-être tendance à être très à l’heure. Alors, peut-être. Je n’ai pas envie de comparer l’horlogerie du passé, mais j’ai envie de dire qu’aujourd’hui, la pendule sera encore plus précise. Je te propose, Mariano, qu’on fasse un petit tour à un endroit que tu connais bien: le Centre d’exploitation de Renens. Je suis allé l’autre jour faire un petit reportage et j’ai rencontré Manon qui va nous raconter un peu comment au quotidien ils s’occupent de la ponctualité et ils se battent pour maintenir la ponctualité des trains tous les jours. Je m’appelle Manon André, je suis cheffe circulation des trains et assistante régulatrice sur le secteur Rhône au Centre d’exploitation. On se trouve ici à Renens, dans une très grande salle. Tout est très calme. On a environ 80 personnes qui travaillent à la fois. Ici, chaque personne a à peu près huit écrans et ces écrans sont pleins de traits verts, blancs, rouges, bleus. C’est ici, en fin de compte, qu’on trouve les anges gardiens du rail, c’est-à-dire celles et ceux qui, chaque jour, assurent la ponctualité des trains en Suisse romande. Manon, première question: qu’est-ce qui se passerait si vous n’existiez pas, s’il n’y avait pas de centre d’exploitation? Alors, si tout roulait pile à l’heure, tout se passerait bien, mais ce n’est jamais le cas. Il y a toujours quelques secondes ou quelques minutes de retard. Et à ce moment-là, on doit prendre des décisions pour gérer le trafic. Sinon, chaque retard de train entraînerait d’autres retards de train, car les croisements se jouent à parfois quelques secondes ou quelques minutes d’intervalle. Donc, si vous n’étiez pas là, qu’un train ou deux avaient du retard, au bout de quelque temps, qu’est-ce qui se passerait au niveau de la Suisse? Chaque retard de train influencerait d’autres trains et je pense que tout le trafic ferroviaire suisse serait impacté en une journée, même pas. On va voir un petit peu comment est-ce que vous faites ici pour faire en sorte que les trains sont à l’heure? Est-ce que vous avez un exemple d’un train qui aurait du retard? Et comment est-ce qu’on fait pour rectifier ça, puis faire en sorte que les client·e·s n’aient pas de retard à la fin? On essaye d’anticiper au maximum chaque retard de train. Et si on peut prendre un exemple concret, un train qui fait Zurich–Genève, qui aurait du retard pour quelque raison que ce soit. On anticipe, par exemple, pour mettre un train supplémentaire qui partirait à l’heure de Lausanne pour que les voyageuses et voyageurs de Lausanne jusqu’à Genève soient à l’heure. On peut aussi anticiper et arrêter le train plus tôt pour le faire repartir dans l’autre sens pour éviter qu’il y ait trop de retard au terminus et peut-être mettre des trains de remplacement ou rediriger les voyageuses et voyageurs vers les trains régionaux. Marino, toi tu connais bien le centre d’exploitation, en fait, ce n’est pas compliqué: si un train a trop de retard, on le supprime et c’est fait. Ce n’est pas autant facile. J’admire les collègues qui travaillent dans les centres d’exploitation puisqu’ils doivent rester attentifs plusieurs heures sur les écrans, puisque comme ça l’a été dit dans le podcast, tout peut aller très vite. Il suffit de quelques secondes d’inattention, puisqu’on l’a dit aussi auparavant, on a beaucoup de trains sur le réseau, il faut surveiller tout ce radar. Ça va très vite qu’un train parte à la dérive, dans le sens qu’il prend du retard. C’est là que mes collègues, les anges gardiens de la ponctualité, doivent intervenir très vite, puisque si par hasard, la situation se poursuit, comme cela a été dit dans le reportage, on a un effet domino. L’effet domino peut avoir des répercussions au niveau national. Donc, l’enjeu dans les centres d’exploitation est d’enlever le bon domino pour éviter cette chute. On a aussi dit que l’Horaire 25, que tout le monde connaît en Suisse romande, et qui est en vigueur depuis une année, a permis de fortement augmenter la ponctualité. Est-ce que c’est vrai? Et puis, est-ce que c’est simplement parce que, comme le disent certain·e·s, on a juste un petit peu ralenti les trains? La bonne nouvelle, c’est qu’en effet, l’Horaire 25 a porté ses fruits. La Suisse romande a atteint les objectifs de ponctualité. Et surtout, c’est la région où on a la meilleure ponctualité aussi au niveau des correspondances. Comme ça nous assurons la chaîne de transport des voyageuses et voyageurs avec les autres trains, les lignes de bus et les réseaux de la voie métrique également. Donc ça, c’est une bonne nouvelle. Et puis là, je souhaite te corriger: nous n’avons pas ralenti les trains. Nous avons juste adapté l’horaire à la réalité du terrain, puisqu’avec le temps, les horaires sont devenus «knapp», comme on dirait en allemand. Et nous avons profité avec l’Horaire 25 de mettre les temps de parcours qui correspondent à la réalité du terrain. On a posé quelques questions à la communauté sur les réseaux sociaux. Et puis une des questions qui est venue, c’est: est-ce qu’il existe des trains qui sont en avance? J’ai été poser la question à Manon, on va écouter sa réponse. Une question que tout le monde se pose depuis le début de ce podcast. On parle beaucoup de trains qui sont en retard, on parle de trains qui sont à l’heure. Est-ce qu’il existe des trains qui sont en avance? Sur le trafic voyageurs, les trains roulent à l’heure. Par contre, sur le trafic pour les marchandises, on peut faire rouler des trains en avance si ça ne péjore pas le trafic voyageurs et si ça peut rouler en avance, c’est tout bénef’ pour nous. Pourquoi ils partiraient en avance en fait? Si le train est prêt en avance et que les marchandises sont prêtes, il n’y a aucun souci pour nous. Si le trafic le permet, on le fait rouler en avance. C’est juste? Marino? C’est tout à fait juste. Il y a des trains marchandises qui roulent en avance. On a aussi des trains de services qui roulent en avance, puisque ceux-ci n’ont pas d’horaires commerciaux, c’est-à-dire que les voyageuses et voyageurs ne peuvent pas l’emprunter. Il serait frustrant qu’une voyageuse ou voyageur arrive en gare à l’heure, même idéalement un petit peu en avant, et qu’il voit déjà les feux arrière du train, signe que le train est déjà parti en avance. Donc oui, il y a des trains qui roulent en avance sur le réseau. Après, il faut quand même faire attention, il ne faudrait pas que ces trains qui roulent en avance nous posent des problèmes par la suite, parce que surtout en cas de chantier ou des voies uniques, ce train va arriver au mauvais moment. Il va arriver au mauvais moment dans ce chantier, malgré qu’il est en avance. C’est pour ça que pour moi, l’horaire est comme une partition de musique. Il faut jouer les notes au bon moment, pas en retard et ni en avance. C’est pour ça que les trains en avance, oui, mais attention. Quelles sont les principales causes des retards sur le réseau des CFF? Il y en a plusieurs: il y a des facteurs internes et des facteurs externes. Il peut y avoir aussi concomitance entre les facteurs, mais si je dois penser à un facteur important, c’est la météo. Nous sommes actuellement en hiver et nous voyons dès que, par exemple, il neige, cela a tout de suite des impacts sur notre ponctualité pour moult raisons. Ça peut être des aiguillages qui sont bloqués ou des pannes de matériel roulant à cause du froid ou le fait aussi que nous transportons beaucoup plus de monde, puisque les gens ne sont jamais prêts avec leur voiture: ils n’ont pas encore changé les pneus. C’est vrai que lors des premières neiges, c’est les journées où l’on transporte le plus de voyageuses et voyageurs sur notre réseau. Nous savons que le facteur météo est un facteur qui devient de plus en plus prépondérant dans les risques. Là, nous y travaillons avec les collègues pour finalement nous préparer à ces modifications. Nous savons aussi que nous avons un climat qui change, donc nous devons nous préparer. On a bien compris en début de ce podcast que tu n’avais pas de potion magique, ni de baguette magique, mais est-ce qu’avec les outils que tu as à disposition, on peut encore imaginer améliorer la ponctualité ces prochaines années en Suisse? Alors, nous sommes déjà à un niveau très élevé. Si on se compare avec nos voisins, nous avons un niveau de ponctualité qui est envié par nos collègues européens et mondialement. Aujourd’hui, je pense que le plus gros enjeu, ça sera de garder ce niveau de ponctualité pour notre clientèle. On va encore donner un petit truc, un secret: il existe sur Internet une carte des trains à l’heure. Est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu’on peut la trouver? Je crois qu’il suffit de taper «ponctualité CFF», c’est ça? Tout à fait. Il existe cette carte Trafimage où on peut suivre, en temps réel, tous les trains qui circulent sur le réseau suisse. Et de plus, il est aussi possible de suivre en temps réel les autres transports publics, les lignes de bus et les lignes de tram en Suisse. C’est vrai que cette carte est intéressante. On a des dizaines de points: ils sont verts si les trains sont ponctuels, rouges s’ils sont en retard. Et c’est vrai que quand je suis allé regarder, ils étaient très fortement verts. Donc bravo à toi pour le travail et bravo aux collègues qui, en fin de compte, font au jour le jour que les trains circulent à l’heure. On pourrait encore parler longtemps de la ponctualité ensemble, mais c’est vrai que c’est nous qui ne voulons pas vous mettre en retard. Merci à toi, Marino, d’avoir participé à ce premier podcast des CFF en langue française. Merci. Merci Jean-Philippe. Si le sujet vous intéresse, vous avez encore la possibilité d’avoir davantage d’informations sur notre portail en ligne CFF News. Si vous voulez laisser un commentaire, faites-le en nous envoyant un message à podcast@cff.ch ou sur les réseaux sociaux. De toute manière, à bientôt sur nos lignes. Ce podcast est arrivé à son terme. Nous vous prions de bien vouloir descendre. Au revoir et à bientôt.