Evian-les-Bains, Annecy ou encore Marseille : les CFF par-delà les frontières
18.03.2026 22 min
Zusammenfassung & Show Notes
Si les trains des CFF circulent avant tout sur le réseau suisse, on peut néanmoins croiser le logo des chemins de fer suisses dans des gares ailleurs en Europe. À Paris, à Lyon ou à Milan grâce aux trains internationaux, mais aussi à Annecy ou encore à Evian-les-Bains grâce au Léman Express, le plus grand RER transfrontalier d’Europe. Pour découvrir la recette de fabrication du Léman Express et pour savoir jusqu’où circulent les trains des CFF, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast des CFF sur le monde ferroviaire et ses coulisses !
Transkript
J’ose imaginer que de nombreuses stars
ont voyagé avec le Léman Express.
La seule dernière en date
qui nous a été rapportée par des agents,
qui l’ont vue
dans le train entre Annemasse et Évian,
c’est un célèbre rappeur français
des années 1990.
<i>Les CFF vous souhaitent la bienvenue</i>
<i>et un agréable voyage dans leur podcast.</i>
Si les trains des CFF circulent
essentiellement à l’intérieur du pays,
certains circulent aussi à l’étranger et
passent les frontières tous les jours.
On en voit à Paris,
à Marseille ou encore à Milan.
On en voit aussi plus près de nous,
à Annemasse, Annecy ou Évian-les-Bains.
Ce sont les trains du Léman Express.
Pour découvrir les recettes
de fabrication du Léman Express,
bienvenue dans un nouvel épisode
du podcast des CFF
qui parle des coulisses
et des chemins de fer suisses.
Je m’appelle Jean-Philippe Schmitt
et je suis aujourd’hui
avec Manuel Dal Molin,
qui est directeur général de Lémanis.
Manuel Dal Molin, bonjour.
- Bonjour.
Vous êtes
le directeur général de Lémanis,
qui est en fait la société,
qui est une filiale
des CFF et de la SNCF.
C’est elle qui exploite
ce célèbre Léman Express.
Si on veut le définir en trois mots.
Comment me définiriez-vous
le Léman Express en trois mots?
On pourrait utiliser
bien plus de qualificatifs.
Mais les trois qui me viennent,
c’est unique, utile et plébiscité.
Ce sont pour moi les trois mots
qui caractérisent le mieux cette offre.
Unique, pourquoi?
Unique
par sa dimension transfrontalière.
C’est un des plus grands
réseaux RER transfrontaliers d’Europe.
Utile, parce qu’il répond effectivement
à de nombreux usages et besoins.
Puis plébiscité,
on y reviendra tout à l’heure,
compte tenu
de la fréquentation galopante
constatée dans les trains
depuis sa mise en service.
C’est vrai qu’on parle toujours du plus
grand RER transfrontalier d’Europe.
Avez-vous quelques chiffres pour nous
donner une idée de ce que ça représente?
Effectivement, dans sa dimension,
le Léman Express
ce sont 240 km d’infrastructures
ferroviaires qui sont utilisées,
45 gares desservies,
un réseau constitué de sept lignes,
sur lesquelles circulent chaque jour
plus de 260 trains, en semaine.
Donc ça donne un peu la dimension
de cette offre du Léman Express.
Une offre qui circule
24h/24 et 7j/7 depuis peu,
ce qui en fait effectivement
le plus grand RER,
également dans sa dimension
quotidienne et permanente.
En gros,
si on prend Genève comme centre,
pour décrire un peu le Léman Express,
je dirais que le nœud, c’est Genève.
Jusqu’où vont les étoiles de ce réseau?
Le cœur du réseau
se situe entre Coppet et Annemasse,
de par l’infrastructure qui a été créée
pour pouvoir le réaliser.
On y reviendra certainement.
Mais les bouts de lignes,
qui délimitent
le périmètre du Léman Express,
on a Coppet, dans le canton de Vaud,
on a Bellegarde, en France,
où on trouve aussi Évian-les-Bains,
Saint-Gervais-les-Bains et Annecy.
Donc chacune de ces lignes,
depuis Évian, Annecy et Saint-Gervais,
converge vers Annemasse,
où le Léman Express se déploie
dans toute sa totalité
de l’offre au cœur du réseau.
Et quel est le nombre de voyageurs?
On vient de battre un nouveau record
en matière de voyageurs,
plus précisément en novembre dernier.
Nous avons ainsi atteint
la barre symbolique
des 80 000 voyageurs jour
en semaine.
On n’a eu de cesse
de battre des records depuis fin 2021.
C’est un RER
qui était très largement plébiscité
et qui ne cesse de progresser.
Ça témoigne de son succès
et de l’utilité que j’évoquais avant.
C’est encore un jeune RER,
car il n’a pas 200 ans.
Depuis combien de temps
le Léman Express existe-t-il?
Il n’a pas tout à fait 200 ans,
effectivement.
Le Léman Express a six ans d’existence.
Il a été mis en service fin 2019,
dans sa dimension
qu’on connaît aujourd’hui.
Il existait avant quelques bribes
de relations
ferroviaires internationales,
je dirais franco-suisses, par le passé.
Mais il a seulement six ans,
ce qui est encore jeune.
C’est la question:
qu’y avait-il avant?
Comment faisaient les 80 000 personnes
par jour pour se déplacer?
Quelle est un peu
l’histoire de ce succès?
Je dirais qu’avant, pour se déplacer,
la plupart des clients
utilisaient majoritairement la voiture,
puisqu’il n’y avait pas d’alternative.
Notamment
pour la dimension transfrontalière.
Avant,
on avait quelques trains
qui depuis Annemasse desservaient
Genève-Eaux-Vives en surface.
C’était une offre assurée par la SNCF
et contractualisée
avec le canton de Genève.
Côté suisse, les trains RER
s’arrêtaient à Lancy-Pont-Rouge.
Ils étaient donc vraiment
circonscrits au périmètre suisse.
Il manquait un maillon entre
Lancy-Pont-Rouge et Genève-Eaux-Vives
pour pouvoir déployer
une offre de bout en bout.
Cette histoire n’est pas récente,
comment a-t-elle commencé?
Je disais effectivement
pas tout à fait 200 ans,
puisque la ligne
entre Annemasse et Genève-Eaux-Vives
a été inaugurée en 1888,
donc ça ne fait pas tout à fait 200 ans.
Ce n’est que dans l’histoire récente
que l’ambition politique
partagée franco-suisse,
dans le but aussi de pouvoir
accélérer et gommer l’effet frontière,
s’est traduite par une accélération
du projet dans les années 1990.
Les travaux ont ensuite démarré fin 2021
et la mise en service fin 2019.
Les travaux ont été conséquents,
puisqu’il a fallu créer
7 km de tunnel sous la ville.
On parle évidemment de Genève
et de ses communes voisines.
Et puis cinq nouvelles gares désormais
desservies par le Léman Express.
Donc c’était des travaux conséquents
et c’est grâce à ces travaux,
ces investissements colossaux,
que le RER et le Léman Express
a pu se déployer.
Le podcast des CFF permet généralement
d’entrer dans les coulisses
des chemins de fer.
J’ai envie qu’on entre un peu
dans la coulisse, dans la cuisine même,
de ce Léman Express.
Comment vous,
en tant que grand cuisinier,
avez-vous élaboré
cette recette du Léman Express?
Je vais faire preuve d’humilité,
car ce n’était pas moi le chef.
Je faisais juste partie de la brigade,
puisque je suis arrivé
aux CFF il y a 15 ans,
déjà mobilisé sur le projet
dans la définition de l’offre.
C’est une recette
qui s’écrit sur 600 pages.
Donc c’est une recette conséquente,
avec de nombreux ingrédients,
alors je vais me concentrer
sur les quatre ingrédients principaux.
Le premier,
c’est 3,5 milliards de finances solides,
pour permettre à l’infrastructure
d’être créée, développée,
pour permettre au matériel roulant
nécessaire d’être acquis.
ce sont 40 rames,
plus d’un demi milliard
qui a été investi par la région
Auvergne-Rhône-Alpes côté français
et par les CFF avec le soutien
des commanditaires côté suisse.
Et puis la valorisation
des emprises foncières autour des gares,
que les CFF ont entrepris.
Tout ça
représente le premier ingrédient.
Le deuxième ingrédient,
ce sont des centaines
de ressources humaines qualifiées.
L’expertise CFF-SNCF a très largement
été mobilisée autour de ce projet
pour pouvoir aller au bout
et fournir les ressources nécessaires,
des chefs de projet aux agents roulants.
C’était évidemment
un ingrédient essentiel
pour permettre la mise
en service du Léman Express.
Le troisième, c’est un concentré
de technologies de pointe.
Je reviens notamment
sur le matériel roulant,
qui a dû être adapté
pour pouvoir circuler sur deux réseaux.
Ils ont des spécifications différentes,
sans aller dans les détails techniques.
Le système de sécurité est différent,
le courant de traction aussi,
et tout ça doit être opéré
par un matériel roulant,
sans rupture pour le client.
Ça a bien été le cas.
Enfin, dernier ingrédient important,
un choc d’offres.
Le Léman Express
qu’on connaît aujourd’hui
et qui fonctionne à travers
les chiffres évoqués avant,
c’est aussi le résultat d’un soutien
extraordinaire des commanditaires.
Je prends l’exemple de la partie suisse,
avec les co-commanditaires côté suisse
qui ont financé un doublement de l’offre
d’ici à la mise en service
du Léman Express.
Donc c’est effectivement
un élément très important.
Si je résume, c’est de l’argent,
des gens, des trains et des horaires.
On mélange tout ça,
on met ça dans une cuisine
et quelques années plus tard...
En 2020, c’est correct?
Fin 2019, tout à fait.
Fin 2019 sort du four
ce Léman Express tout neuf et tout beau.
Ce n’était peut-être pas tout simple?
Ça a l’air simple de mélanger tout ça,
mais j’imagine qu’à certains moments,
c’est comme les œufs, le sel,
ça ne fonctionne pas toujours;
ça s’est bien passé?
Je vous rassure,
ça n’a pas été «Cauchemar en cuisine».
Mais j’ai effectivement des anecdotes
ou quelques points qui ont représenté
des défis au démarrage.
Le premier,
pour rester sur la métaphore culinaire,
c’est que la brigade était constituée
de personnels internationaux.
On avait des Français et des Suisses.
Il a fallu parler la même langue,
harmoniser les pratiques,
ce qui a représenté un premier défi.
Le second défi a été aussi de pouvoir
mettre à disposition
cette nouvelle recette et ce plat,
sans avoir pu
le tester et le goûter en amont.
Je passerai les détails,
mais nous n’avons pas pu
le tester grandeur nature
avant la mise en service.
Enfin, à la mise en service,
il nous a manqué quelques ingrédients
ou quelques ingrédients
ne réagissaient pas forcément très bien.
- Lesquels?
- Passons, je ne veux froisser personne.
Mais effectivement
quelques ingrédients ont manqué.
Et puis surtout, l’élément principal,
c’est que la chaîne de restaurants
a dû partiellement fermer
à cause du COVID.
Pour sortir de la métaphore,
en raison des contraintes sanitaires,
on n’a pas pu déployer l’offre nominale
telle qu’elle était envisagée
à partir du mois de mars
suivant la mise en service du Léman
Express et pendant de nombreux mois.
Ça a donc retardé
sa mise en service pleine et entière.
D’accord,
mais depuis c’est vraiment un succès?
C’est-à-dire qu’on a vraiment une hausse
constante du nombre de voyageurs?
Exactement.
Ce qui était surprenant
les premiers jours,
quand on prenait le train,
c’était de voir des clients
avec le sourire, en nombre,
comme s’ils avaient toujours
goûté au Léman Express.
On a atteint l’objectif
qu’on s’était fixé collectivement
de 50 000 voyageurs jour
avec deux années d’avance, fin 2021.
Et comme je le disais précédemment,
on n’a eu de cesse chaque année
d’atteindre des niveaux records
pour le dernier que j’évoquais
des 80 000 voyageurs jour en semaine.
On a globalement
une clientèle en nombre,
en progression,
globalement satisfaite.
On a un NPS, qui mesure la satisfaction,
qui se situe entre 10 et 20.
On a donc plus de promoteurs
que de détracteurs du Léman Express,
ce qui est extrêmement positif
et on en est très reconnaissants.
Le dernier indicateur que je donnerai
pour qualifier la fréquentation,
c’est la fidélité.
Notre dernière enquête a mesuré
que 45% de nos clients aujourd’hui
sont clients du Léman Express
depuis plus de quatre ans.
Ça témoigne de la confiance accordée
par les clients au Léman Express.
Donc le plat est bien référencé
dans les guides en plus d’être réussi,
si j’ai bien compris.
- Tout à fait.
Je vous propose qu’on fasse
une pause dans la discussion
pour écouter
quelques-uns de nos collègues.
J’ai interviewé trois collègues qui,
comme le Léman Express,
passent quotidiennement
la frontière pour aller à l’étranger.
Je vous propose qu’on les écoute.
Bonjour depuis Annemasse,
je suis Cédric Echenard,
mécanicien locomotives
du dépôt de Genève,
depuis bientôt 30 ans.
Je traverse très souvent les frontières
à Pougny-Chancy et à Ambilly,
dans le cadre de mes activités
de roulement de mécanicien.
Y a-t-il des différences entre la Suisse
et la France quand on conduit un train?
Tout à fait,
au niveau de la conduite,
la philosophie
est totalement différente,
au niveau de la perception des signaux,
de la réaction à avoir,
ainsi que l’identification des signaux.
Au niveau matériel roulant,
les véhicules sont très différents.
Ça amène heureusement
de la variété dans la conduite
d’avoir actuellement trois ou quatre
véhicules ferroviaires différents,
qui viennent
dans le secteur d’Annemasse.
Vous n’êtes pas un peu frustré d’aller
seulement jusqu’à Annemasse?
Vous pourriez aller
jusqu’à Marseille ou plus loin.
Tout à fait,
j’aimerais déjà bien aller à Évian,
quand on fait les L1,
Coppet-Annemasse-Évian.
Marseille-TGV ou Paris ce serait génial,
j’espère que ça se fera une fois.
Bien le bonjour depuis Domodossola,
je m’appelle Yann Giuliani
et je suis chef
assistance clientèle CFF à Genève.
Vous faites partie des agents de train
qui vont jusqu’en Italie.
Exactement, en fait notre spécialité,
c’est qu’on va jusqu’à Domodossola,
mais seulement Domodossola.
C’est le seul endroit où tous
les assistants clientèle vont en Italie.
On accompagne les Eurocity,
qui vont eux jusqu’à Milan ou Venise,
On a cette chance de les accompagner,
mais seulement jusqu’à Domodossola.
La particularité,
c’est que les gens qui ont,
par exemple depuis Genève
un abonnement général,
peuvent aller jusqu’à Domodossola,
qui est en Italie,
mais qui est considéré
au niveau ferroviaire comme les CFF.
Et encore mieux,
depuis Domodossola,
on peut prendre le Centovalli,
qui est une vallée en Italie,
pour aller jusqu’à Locarno,
également avec l’abonnement général.
Que faites-vous quand vos collègues
italiens arrivent à Domodossola?
On leur «remet le train»,
comme on dit,
on leur présente les éventuels problèmes
et ce qui fonctionne dans le train.
Une fois que c’est fait,
ils reprennent le train
et nous allons boire un petit café
quelque part à Domodossola,
où il y a plein d’endroits
très sympathiques.
Auriez-vous un endroit à recommander
aux clients qui sont entre deux trains,
pour l’apéro par exemple, à Domodossola?
Alors l’apéro sans alcool,
bien évidemment.
Le Divin Porcello,
sur la place du marché, est très sympa.
Mais globalement, à Domodossola,
les commerçants sont très sympathiques.
Bien le bonjour depuis Paris,
je suis Sébastien.
Ça fait bientôt 15 ans
que je suis entre la Suisse et Paris,
à bord des TGV Lyria,
dans lesquels je représente les CFF.
Vous êtes un des collègues CFF
qui va le plus loin en Europe,
jusqu’à Paris,
voire jusqu’à Marseille.
C’est différent?
Comment ça se passe?
Les clients sont-ils surpris
de voir des collègues suisses
en gare de Marseille
ou en gare de Paris?
C’est un peu différent,
car on a plus de temps à bord.
Au tout début,
ils étaient peut-être surpris
de voir deux agents
avec d’autres uniformes,
mais c’est aujourd’hui
rentré dans les mœurs avec Lyria.
Ça se passe bien et ils sont contents
de nous voir en cas de perturbations,
parce qu’on est là
dans le sens France–Suisse
pour gérer
les correspondances et le reste.
Ils reconnaissent
généralement l’uniforme
et viennent
nous voir pour leur correspondance.
C’est surtout dans ces moments-là
qu’on est le plus à bord,
qu’on est le visage des CFF.
Quel est le type de clientèle
qui traverse la frontière?
Ça dépend des axes,
entre Genève et Paris,
c’est plutôt une clientèle d’affaires.
On a un train toutes les deux heures,
c’est ce qui marche très fort.
Sur Lausanne–Paris,
ce sera plus des familles
qui vont découvrir Paris.
On le voit notamment sur
les grands week-ends ou les vacances.
Ça vient de plus loin,
du Valais, du Nord vaudois.
On a vraiment
un grand bassin de population.
Sur Genève–Paris,
c’est vraiment très concentré affaires.
Et puis les gens qui viennent
travailler en Suisse depuis Paris.
C’est pour ça qu’en fin de semaine,
on a des duplex,
qui marchent très fort.
J’ai même entendu dire qu’il y a
des stars qui prennent le TGV Lyria.
Oui, ça arrive de temps en temps.
Mes collègues français
aiment bien faire des selfies,
moi je suis plus réservé là-dessus,
je suis vraiment un peu Suisse.
On a des chanteurs, des comédiens,
qui viennent en Suisse ou qui repartent.
Deux ou trois noms de stars
que vous avez rencontrées
ou avec qui vous avez pu discuter,
mais «à la suisse».
Nous avions Charles Aznavour et son fils
qui fréquentaient beaucoup la ligne.
J’ai eu Jean-Luc Petitrenaud,
qui était chroniqueur
pour des émissions culinaires
et qui aimait beaucoup la Suisse.
Nous avions pu discuter
et il m’avait dit:
«Je vous chante La Marseillaise si
vous me trouvez du vin blanc vaudois.»
Mais je n’en avais pas trouvé.
Mais autrement oui, ça arrive.
Et les stars ont
toujours leur billet avec elles?
Oui, mais des fois elles croient qu’on
va les reconnaître et laisser passer,
notamment une star qui m’avait dit:
«Mais enfin je suis telle et telle».
Je lui avais dit: «Oui, mais il faudra
me présenter votre carte de réduction».
La pauvre, elle s’était un peu grillée,
car personne ne l’avait reconnue.
Elle a fini par me montrer
sa carte de réduction.
Manuel Dal Molin,
directeur de Lémanis,
avez-vous aussi des stars
qui prennent le Léman Express?
Je n’en ai personnellement
jamais rencontrée.
J’ose imaginer que de nombreuses stars
ont voyagé avec le Léman Express.
La seule dernière en date
qui nous a été rapportée par des agents,
qui l’ont vue dans le train
entre Annemasse et Évian,
c’est un célèbre rappeur français
des années 1990.
Il porte bien son nom,
Je vous laisse deviner,
mais vous l’avez trouvé.
- Un nom de star?
- Un nom de star, exactement.
D'accord. On a parlé de collègues
qui allaient jusqu’à Marseille ou Paris.
Quelle serait
votre destination rêvée en Europe?
Mes destinations rêvées seraient
deux capitales
que j’ai visitées récemment
et que je trouve extraordinaires,
à savoir Londres et Berlin.
Donc ce serait
mes destinations rêvées en train.
On en parle beaucoup.
D’ailleurs les CFF réfléchissent aussi
à une destination comme Londres,
tandis qu’on a depuis peu
des trains qui vont à Berlin
directement depuis le Valais.
Peut-être encore
une question sur le Léman Express.
On a toujours l’impression,
quand on parle de RER,
de RegioExpress,
c’est un train pour les pendulaires,
mais n’est-ce pas
aussi un train pour les loisirs?
Je pense que c’est effectivement
utile de le préciser.
35% de notre clientèle
voyage pour un motif de loisirs,
ce qui représente
une part non négligeable.
C’est clairement
une cible qu’on entend développer.
Ça fait partie aussi de nos enjeux
en termes d’offensive en matière
de communication, de partenariats.
On entend donc accroître cette part,
ne serait-ce que parce qu’on dessert
une zone qui est juste extraordinaire,
avec des potentialités énormes.
Ça c’est le premier point.
Le deuxième point,
c’est qu’en dehors des heures de pointe,
on a encore de la capacité disponible.
On est donc en capacité de pouvoir
transporter plus de voyageurs.
En réunissant les deux,
on arrive effectivement
à pouvoir trouver
un scénario gagnant-gagnant.
Ça se traduit par des partenariats,
notamment avec les acteurs
de la montagne.
On a des partenariats avec St-Gervais,
avec les Carroz côté français.
Le deuxième élément
que j’aimerais citer,
c’est l’introduction de la ligne L7
depuis le dernier changement horaire.
Elle dessert nouvellement
depuis Annemasse l’aéroport en direct,
sans passer par Genève-Cornavin,
avec un temps de parcours
extrêmement compétitif.
Donc tôt le matin et tard le soir,
qui permet d’attraper les premiers vols
et de relever les derniers vols.
Ça ouvre une dimension que je dirais
internationale au Léman Express.
Auriez-vous encore
deux destinations du Léman Express
pour les Romands qui nous écoutent
et veulent faire une balade ce week-end?
Que pourriez-vous proposer?
Je proposerai évidemment Annecy,
«la petite Venise», côté français,
qui est une ville magnifique.
Ce serait peut-être
la première destination
que je préconiserais depuis la Suisse
en direction de la France.
Et la Vallée Blanche en ce moment,
car elle porte bien son nom,
en direction de Saint-Gervais,
où vous avez
un accès multiple à la montagne,
et donc une richesse de paysages
à découvrir et d’activités.
Manuel Dal Molin, on pourrait encore
parler longtemps du Léman Express,
de ses développements,
de ce qui s’y passe,
ainsi que du développement
des chemins de fer à l’étranger,
des destinations
que nous rejoindrons bientôt.
Mais il est temps maintenant
de terminer ce podcast en français.
Merci de l’avoir écouté,
merci Manuel Dal Molin d’avoir été là.
Je vous remercie,
bon appétit avec le Léman Express.
C’était une recette intéressante,
j’espère qu’on pourra la faire ailleurs,
la développer
à d’autres endroits d’Europe.
Si le sujet vous intéresse,
vous pouvez vous renseigner
sur notre site Internet,
sur le portail CFF News.
Si vous avez une question
ou un commentaire sur ce podcast,
vous pouvez l’écrire à podcast@cff.ch.
Et n’oubliez pas que le train
est toujours
ce qu’il y a de mieux pour voyager.
À bientôt sur nos lignes.
<i>Ce podcast est arrivé à son terme.</i>
<i>Nous vous prions</i>
<i>de bien vouloir descendre</i>
<i>Au revoir et à bientôt.</i>