Les CFF sont-ils une entreprise de transport ou une entreprise de travaux ?

24.06.2026 23 min

Zusammenfassung & Show Notes

En cette période estivale, difficile, en consultant son horaire en ligne, de ne pas échapper au petit icône rouge « travaux ». Alors, pourquoi y a-t-il autant de chantiers sur les lignes des CFF, à quoi ils servent ? Et comment on fait pour qu’ils aient le moins d’effet sur la clientèle ? Bref, pour en savoir davantage sur le bon équilibre entre transports et travaux, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast des CFF sur le monde ferroviaire et ses coulisses ! 

Transkript

C’est la responsabilité de notre génération actuelle de transmettre ce réseau à la prochaine génération dans un état aussi bon qu’on l’a reçu. Le réseau ferré en Suisse. ça date d’avant 1900. Les CFF vous souhaitent la bienvenue et un agréable voyage dans leur podcast. En cette période difficile. on espère en consultant son horaire ne pas voir cette petite icône rouge marquée «travaux». Pourquoi y a-t-il autant de chantiers sur les lignes CFF? À quoi servent-ils? Comment faire pour qu’ils aient le moins d’effet sur la clientèle? Pour en savoir davantage sur le bon équilibre entre transport et travaux. bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast des CFF sur le monde ferroviaire et ses coulisses. Je m’appelle Jean-Philippe Schmidt et j’accueille David Fattebert. directeur des CFF pour la Suisse romande. David Fattebert. bonjour. - Bonjour. Tu es le directeur régional des CFF pour la Suisse romande. bienvenue. Je te propose de poser ton casque de travaux. car on a commencé cette émission avec des casques oranges. On va les poser le temps de faire ce petit podcast ensemble et on va mettre notre casque de podcast. On a beaucoup de clientes et de clients qui ont l’impression qu’il n’y a jamais eu autant de travaux sur nos lignes. C’est une impression ou c’est vrai? Il est certain qu’on n’a jamais eu autant de travaux. C’est cyclique. Tous les 30. 40 ans. la voie ferrée doit par exemple être renouvelée. Donc on n’a jamais eu autant de travaux. mais il est intéressant de constater qu’on n’a jamais eu une ponctualité aussi haute dans l’histoire des CFF. Et on n’a jamais fait rouler autant de trains sur notre réseau. Et qui dit plus de trains. dit aussi plus de besoins d’entretien. Le nombre de travaux est gigantesque. Je crois qu’on a actuellement des milliers de chantiers en Suisse romande et en Suisse. Oui. ces chiffres m’impressionnent et font presque peur parfois. En Suisse romande. pendant une année. ce sont 40 000 interventions sur le réseau. Donc ça va de la petite coupure de quelques minutes entre deux trains. où le client ne verra rien du tout. aux grosses interruptions de plusieurs mois. où on coupe complètement la ligne. Par rapport aux impacts sur les clients. il faut imaginer que sur ces 40 000. il y en a seulement 400 qui sont visibles pour le client sur la chaîne de transport. On va mettre des bus en place. certains trains circulent avec un horaire différent de l’horaire habituel. C’est un chiffre impressionnant. c’est vrai qu’on ne les voit pas. C’est d’ailleurs le but de tout le travail des CFF et de la planification. j’imagine. Quand on dit travaux. il y en a plusieurs types. Il y a des travaux d’entretien. il y en a d’autres de développement. Peux-tu nous expliquer ce qu’on a comme travaux actuellement sur notre réseau? Il y a trois grands types de chantiers. Il y a les travaux d’entretien. qui permettent de faire durer la vie de la voie ou d’autres éléments du chemin de fer. Quand un élément vieillit. on va dans ce cas le changer. Par exemple un petit tronçon de voie de quelques mètres ou bien on va rééquilibrer le ballast. Ce genre de petites interventions. On a aussi le renouvellement. qui se fait sur des grands cycles. Je le disais en entrée. La voie ferrée doit être renouvelée tous les 30 à 40 ans. Donc là. on enlève tout et on remet du neuf. La dernière catégorie correspond ensuite aux travaux de développement du réseau. où on va rajouter des fonctionnalités. ou le summum. rajouter des nouvelles lignes sur le réseau ferré. Donc c’est un petit peu comme moi dans ma cuisine. Toutes les semaines. je nettoie ma cuisine. je l’entretiens. Quand je dois changer le lave-vaisselle. je fais du renouvellement. Et puis des fois. quand je suis à l’étroit. j’agrandis ma cuisine. je fais du développement. C’est un peu la même chose. mais au niveau du chemin de fer. C’est exactement ça. Tous ces travaux sont-ils nécessaires? Faut-il tous les faire maintenant? Ne peut-on pas attendre un peu? Que se passe-t-il si on ne fait pas tous ces travaux maintenant. si on attend quelques années? On est bien sûr toujours tentés de repousser l’échéance parce qu’on a souvent des impacts après pour les clients. En tant que cheminots. ça nous gêne. ce n’est pas ce qu’on a envie de faire. On est une entreprise de mobilité. pas de génie civil ou de travaux. Mais néanmoins. on doit le faire. C’est la responsabilité de notre génération actuelle de transmettre ce réseau à la prochaine génération dans un état aussi bon qu’on l’a reçu. Le réseau ferré en Suisse. ça date d’avant 1900. Chaque génération a fait son travail et a jusqu’a présent transmis ce réseau. Quasiment aucune ligne de notre réseau n’a été fermée. si on le compare à d’autres pays en Europe. Donc on doit le faire et si on ne le fait pas. c’est très rapidement visible pour les clients aussi. On va avoir des problèmes de fiabilité. avec des éléments qui vont se casser ou qui ne vont pas fonctionner correctement. Ou on doit poser des ralentissements de vitesse pour garantir la sécurité. Les chaînes de transport ne fonctionnent alors plus en termes de correspondance. Donc si on n’entretient pas. on devrait à terme réduire les vitesses. fermer des lignes et on tomberait dans ce cercle vicieux. Donc il faut maintenir le réseau dans le meilleur état possible. Dans le meilleur état plus que possible en fait. Dans l’état qui est nécessaire pour faire rouler tous les trains transporter les milliers de clients qu’on a par jour. C’est absolument nécessaire. On a l’impression qu’il y a 20 ans. les travaux se faisaient surtout la nuit il n’y avait quasi aucun travaux de jour. N’arrive-t-on plus à faire tous ces travaux la nuit ? Comment ça se passe maintenant? Il y a toujours énormément de travaux qui se déroulent la nuit. Mais nos trains roulent aussi toujours tard dans la nuit. généralement jusqu’à minuit. jusqu’à une heure du matin. Il arrive que des trains roulent encore tout au long de la nuit. Ça réduit fortement les fenêtres disponibles pour l’entretien la nuit. Donc suivant les types de travaux. on ne dispose plus d’assez de temps. Il faut savoir que pour les travaux de renouvellement de la voie. il faut faire venir une machine sur le chantier. Il faut ensuite la mettre en service. la préparer. On peut travailler un certain temps. puis il faut à nouveau la mettre hors service et la faire sortir du chantier pour que les trains puissent de nouveau rouler le matin. Tout ça se passe en coulisse et n’est pas visible pour nos clients. Si les fenêtres sont trop courtes. on va arriver à des rendements qui sont très faibles. On va peut-être faire 18 mètres. 36 mètres par nuit de renouvellement ce qui est un non-sens en termes d’efficacité. Donc parfois il vaut mieux couper sur des longues durées et engager ces machines de manière beaucoup plus productive. On parle souvent de renouveler et d’entretenir les voies. On pense toujours aux rails. J’ai demandé à Maria Joray en quoi consistait l’entretien des rails. Je voulais savoir ce qu’il y a derrière. mais aussi qui sont ces personnages un peu bizarres le long des voies. avec les mains dans les poches. On a toujours l’impression qu’ils ne font rien. Je nous laisse écouter Maria. Maria Joray. tu es planificatrice de travaux d’entretien aux CFF. On est ici à Renan. juste à côté des voies. Qu’est-ce que ça veut dire. entretenir ou rénover des voies? Parce qu’on voit du rail. mais ce n’est pas que ça. Il y a plein de choses à faire. Effectivement. le rail c’est aussi tout ce qui est au-dessus. On voit des traverses. du ballast. plein de matériel d’attache. Il y a plein de composants qui sont reliés au rail. Notre travail de tous les jours est de maintenir le rail. que ce soit le changement d’un bout de rail. que ce soit le changement des traverses. On va rajouter du ballast. on va changer du matériel d’attache. On va aussi changer un cœur. Un cœur. donc comme en chirurgie quoi. Non. même si c’est une sorte de chirurgie. On va changer un appareil de voie. c’est-à-dire l’aiguillage qui va faire dévier le train d’un rail à l’autre. d’une voie à l’autre. Le cœur en fait. c’est ce qui bouge. C’est ce qui fait vivre l’aiguillage. puisque c’est ça qui va faire tourner les voies d’un côté ou de l’autre. Oui. les différents composants font tourner à gauche ou à droite. Tout le monde voit ce qu’est le rail. c’est là que vont les roues. Mais donc pour tenir le rail. on a des traverses. c’est ça? Oui. on a des traverses. des crapauds. c’est un mot très sympa. Il y a des boulons. il y a des tire-fonds. il y a des semelles en plastique pour stabiliser un petit peu et faire le contact entre le matériel d’attache et la traverse. Donc. oui. il n’y a pas que le rail. Il y a tout ce qui maintient le rail attaché à la traverse. Le rail n’est pas fixé directement au sol. n’est-ce pas? Non. le rail est fixé à la traverse et ce qui va stabiliser notre rail. c’est le ballast. Et régulièrement. on doit faire du ballastage. Du ballastage consiste à utiliser une machine spécialement conçue pour soulever légèrement le rail pour ensuite injecter du ballast. qu’on va compresser. Ça va donner une stabilité au rail. et apporter un confort supplémentaire aussi pour nos voyageurs. Quand ils vont prendre le train. ça va moins secouer. Si on prend un petit peu une image. le rail est posé sur ce ballast. qui est une sorte de coussin. J’ai l’impression qu’une des opérations consiste à lever un peu le rail pour taper dans le coussin. le gonfler en lui redonnant de l’air. C’est un peu ça l’idée. C’est un peu comme quand on se lève le matin et on fait notre lit. on donne un petit coup à notre oreiller pour le remettre. C’est effectivement ce qu’on fait. Donc le travail des gens qui font de l’entretien. c’est vraiment de bichonner le rail. de faire qu’il soit toujours comme neuf et le plus agréable possible au passage du train. Quand on prend le train ou qu’on se promène. il y a parfois des ralentissements à cause d’un chantier. et on voit des gens qui semblent ne rien faire. Il y a des personnage en orange avec un casque blanc et ils regardent passer le train un peu les mains dans les poches. Mais en fait. ils ne font pas vraiment rien. Au contraire. ils sont indispensables au chantier. C’est qui ces gens sur le chantier avec des casques blancs? Ça peut être le sentinelle ou le protecteur. selon l’emplacement où il se trouve. Le sentinelle est toujours à une certaine distance du chantier. pour voir venir les trains et en informer le protecteur qui est avec les collaborateurs qui ont aussi un casque blanc. pour leur dire de dégager la voie. On voit qu’entretenir des rails. c’est du heavy metal. du métal lourd. Ce n’est pas juste policher les rails. c’est plein d’autres choses. David. sais-tu qu’on a de drôles d’animaux qui circulent sur nos voies? On a des grizzlies. des boas. des pumas. J’ai demandé à Maria Joray de nous parler de ces animaux étranges qui circulent sur notre réseau pendant les travaux. Maria Joray. j’ai entendu dire que sur les voies. on trouvait des drôles d’animaux. des boas. des condors. des grizzlies. Peux-tu par exemple nous expliquer ce que fait un boa sur les voies? Un boa. c’est une machine utilisée pour changer les rails. On change les deux fils de rails. gauche et droite. C’est une machine qui va lever le vieux rail et pousser le nouveau. Cette machine nous permet d’avancer plus vite en faisant une soudure. On ne doit pas s’arrêter tous les 118 mètres pour faire une soudure. C’est une soudure qui est faite par induction. On fait la première soudure le soir et la dernière. On peut faire 800. 900 mètres en une nuit complète à changer le rail. On ne s’arrête pas. on avance et on gagne beaucoup de temps. Comme un serpent. un boa est un train très long je crois. Selon les wagons qu’il a derrière. le nombre des rails à changer. les compositions. un boa peut faire 800 mètres. Et à quoi sert le puma. pour un deuxième exemple? Il va grossièrement faire un peu la même chose que le boa. mais il va aussi pouvoir nous changer les traverses. Tu as aussi parlé avant d’un autre petit animal. le crapaud. C’est quoi le crapaud sur les rails? Le crapaud. c’est une pièce en métal. Je ne sais pas pourquoi ça s’appelle le crapaud. C’est ce qu’on va mettre entre la semelle et le boulon pour faire une stabilité. pour serrer un peu ces trois pièces. Les CFF ne sont pas juste une entreprise de travaux. C’est d’abord une entreprise de transport. Comment fait-on avec tous ces travaux? Comment imagine-t-on des solutions pour les clients. pour les transporter malgré tout? J’aimerais juste revenir sur la capsule entendue. C’est vrai que souvent. on m’interpelle pour me raconter qu’on est passé à côté d’un chantier en prenant le train. où personne ne semblait travailler. comme d’habitude. C’est un peu compliqué à expliquer. mais chaque fois que le train passe. nos collaborateurs doivent se retirer des voies et attendre que le train passe pour travailler. Ils travaillent entre les trains. C’est ce que j’essaie toujours d’expliquer. Quand on passe avec le train. on doit justement s’enlever. Mais sinon on travaille et on est très productifs sur les chantiers. C’est vraiment des mesures de sécurité de base. puisqu’un train qui roule à 140 risque de devoir passer à côté à 100. à 80 ou même 40 km heure pour assurer la sécurité du chantier. Et que fait-on de nos clients pendant ces chantiers? Comment s’en occupe-t-on? En règle générale. quand on planifie un chantier. on commence déjà par analyser la ligne. Combien de clients on a sur cette ligne? Quelles sont les destinations? D’où viennent nos clients? On peut ainsi réfléchir en termes de chaîne de transport. Puis en fonction de cette analyse de départ et des chantiers à réaliser. on va choisir si on fait ça de nuit. de jour avec une voie qui est interdite. de jour avec deux voies interdites. voire entre les trains pour des petites interventions. On a cette réflexion à chaque fois. pour trouver un juste équilibre entre l’impact sur nos clients et les travaux qu’on doit réaliser. Et surtout la quantité de travaux à réaliser pour ne pas prendre du retard sur l’entretien et le renouvellement du réseau. Ce qui semble se passer en ce moment. et c’est souvent le cas en été. c’est des interruptions d’une ligne pendant un week-end. plusieurs week-ends. voire quelques semaines. Quels sont les avantages de ces interruptions-là pour nous constructeurs. entreteneurs. mais aussi pour les clients? Du point de vue de l’organisation du chantier. comme je le disais avant. engager des grosses machines permet d’être bien plus productifs. On n’a qu’une installation et qu’une désinstallation de la machine à la fin de l’interruption sur une longue durée. Ça permet aussi d’engager d’autres moyens. parfois des moyens routiers. plutôt que des moyens purement ferroviaires pour exécuter des travaux. ce qui permet d’être plus efficace. Surtout quand on coupe une ligne complète. on peut travailler à différents endroits sur cette ligne et réaliser différents types de travaux simultanément. Plutôt que de revenir plusieurs fois embêter nos clients. on peut réaliser énormément d’activités en une seule fois. On espère ensuite toujours laisser nos clients tranquilles quelques années sur cette ligne en question. Pour les clients. l’avantage est justement de pouvoir bénéficier d’une seule interruption. On met un concept de substitution qui marche bien et qui permet d’assurer les chaînes de transport. On a parfois une petite perte de temps. entre 15 et 30 minutes de rallongement de temps de parcours. Mais c’est très concentré et on sait que c’est durant cette période. On essaie souvent de faire ça en été. où on a globalement plus de clients qui sont en vacances ou qui font peut-être du télétravail. On compte environ 20% de moins de clients pendant les vacances d’été. ce qui permet de minimiser cet impact sur leurs déplacements quotidiens. C’est vrai que quand il y a de grandes interruptions. savoir déjà à l’avance qu’il y a un horaire planifié. prévu par un bus de remplacement à tel moment. à telle heure. ça peut être très pratique et je pense que c’est beaucoup plus agréable que des changements tous les jours par exemple. Tout à fait. on l’a vu sur l’interruption de l’été dernier entre Fribourg et Berne. Pendant huit semaines. on a coupé cette ligne principale qui compte plus de 30 000 clients journaliers. Le fait d’avoir communiqué suffisamment en amont la coupure de la ligne. d’avoir mis un système de bus avec une haute cadence et des bus confortables pour rouler ensuite entre Fribourg et Berne. on a eu très peu de retours négatifs. Ça a permis à toute notre clientèle de s’organiser et de choisir elle-même le moyen pour se déplacer entre les villes ou de renoncer à ses déplacements. par exemple en faisant du télétravail ou en covoiturant avec d’autres pendulaires. On a de plus en plus de travaux. Tu l’as bien expliqué. il faut alors ralentir les trains pour passer à côté du chantier. pour des raisons de sécurité. Comment fait-on pour ralentir les trains tout en garantissant l’horaire? Il y a quelque chose d’un peu bizarre là-devant. C’est lié à la conception de l’horaire. où on rajoute un petit peu d’air. on appelle ça de la réserve. entre les arrêts. Ça permet d’absorber d’éventuels chantiers. mais également des aléas d’exploitation quand il n’y a pas de chantier. On parlait des animaux avant. quand il y en a au bord des voies. donc pas ceux qu’on engage sur nos chantiers. mais une vache échappée de son enclos. on va rouler moins vite également. Dans ce genre de cas de figure. ça permet de tenir l’horaire malgré tout et de garantir les correspondances dans la gare suivante. On travaille vraiment là-dessus. En Suisse romande. on a fait un exercice en 2025 où on a rajouté du temps sur le trafic grandes lignes. pour pouvoir permettre. sur des tronçons comme Lausanne–Fribourg ou Lausanne–Genève ou Lausanne–Bienne. de pouvoir avoir deux chantiers simultanément avec un ralentissement. Et d’avoir un horaire qui fonctionne. même dans ce genre de cas de figure. C’est vraiment cet horaire 25 dont on a beaucoup parlé. C’est d’abord aussi pouvoir assurer un horaire et garantir au final l’horaire qu’on propose aux clients tout en pouvant faire davantage de travaux en comptant le temps de ralentissement. etc. Le but est clairement d’avoir à changer moins souvent l’horaire de base. J’évoquais 40 000 interventions par année sur le réseau romand. Le but est de pouvoir en absorber un maximum sans devoir faire un concept où on modifie l’offre. On n’a pas encore parlé d’une chose. On doit entretenir. renouveler. mais aussi développer le réseau. On a aussi une gare de Lausanne qui est en plein travaux. une gare de Genève qui commencera des travaux d’extension du réseau. C’est évidemment un aspect dont il faut tenir compte. Ça va se développer encore ces prochaines années. Les travaux vont-ils cesser dans les années à venir ou s’amplifier? Quelles sont les pistes pour continuer à transporter encore plus de monde et faire en même temps davantage de travaux? On va continuer à travailler sur la densification des travaux durant une interruption. C’est-à-dire que lorsqu’on interrompt une ligne. on identifie tout ce qu’il faut faire. que ce soit de l’entretien. du renouvellement ou du développement. pour le faire en même temps. Mais c’est un sacré défi de faire ces travaux au bon moment. Imaginez si vous faites le renouvellement dix ans plus tôt. on nous reprochera assez vite d’avoir changé des installations pas neuves. mais pas amorties financièrement. pas encore en fin de vie. Donc c’est toujours un équilibre assez fin pour trouver le bon moment pour faire les travaux et pour regrouper le maximum de chantiers au sein de cet intervalle. Il faut noter. et c’est vraiment une spécialité suisse. au sujet des travaux de développement évoqués à Lausanne ou à Genève. avec des travaux préparatoires en cours. on essaie toujours de maintenir le trafic. Donc à la gare de Lausanne. ce sera visible pour nos clients. car les cheminements seront différents. il y aura certaines restrictions dans les passages sous voie ou sur les quais. Mais l’offre nominale va continuer de circuler et c’est un énorme exploit. Ça me rend toujours très fier et je remercie tous mes collègues qui rendent ça possible. C’est un petit miracle à chaque fois de réaliser tous ces travaux. Je crois que c’est vraiment un équilibre incroyable. Ça me fait toujours penser à ma cuisine en fin de compte. Au lieu de simplement changer ou agrandir ma cuisine. je vais plutôt partir deux semaines à l’hôtel et en profiter pour faire tout le reste des choses à effectuer dans la maison. Sauf que nous n’allons jamais à l’hôtel: on continue à cuisiner tous les jours. malgré les travaux de transformation. On ne s’arrête jamais. car les travaux se poursuivent et on continue parallèlement à transporter toujours nos clients. On est aussi une entreprise de travaux. mais d’abord et avant tout une entreprise de transport. On en sait maintenant plus sur les travaux. sur cette nécessité de trouver cet équilibre. Merci d’avoir écouté cet épisode de podcast. Merci. David Fattebert. d’y avoir participé. On va faire une pause pendant l’été pour les podcasts. mais on se retrouvera probablement plus tard. Si le sujet vous intéresse. retrouvez plus d’informations sur notre portail CFF News. Si vous avez des remarques ou questions. vous pouvez les poser à podcast.cff.ch. David. on va quitter nos casques de podcast. mettre nos casques orange et se remettre au travail. Merci d’avoir participé. - À bientôt. Merci. Ce podcast est arrivé à son terme. Nous vous prions de bien vouloir descendre. Au revoir et à bientôt.