Polar sur les rails
30.09.2026 23 min
Zusammenfassung & Show Notes
De nombreux romans policiers ont pour décor le monde ferroviaire. On pense bien sûr à Agatha Christie, et son célèbre « Crime de l’Orient Express ». Depuis, de nombreux autrices et auteurs ont également placé l'intrigue de leurs ouvrages dans des trains ou des gares.
Mais des romans policiers qui se passent autour des CFF, c’est plus rare ! Depuis quelques jours, il en existe un nouveau, et pas des moindre puisqu’il a été écrit par le duo Feuz-Voltenauer. Il s’appelle Imperium, et leurs auteurs sont les invités de ce nouvel épisode du podcast CFF.
Transkript
On l’a pas encore mentionné,
mais le cœur du livre parle
d’un réseau de trafiquants
de drogues en Suisse
qui utilise justement le réseau
des CFF de manière malveillante.
- Et à l’insu des CFF bien sûr.
- J’espère bien.
Les CFF vous souhaitent la bienvenue
et un agréable voyage dans leur podcast.
Si je vous dis «polar sur les rails»,
vous pensez sans doute
à Agatha Christie et son célèbre
«Crime de l’Orient-Express».
Mais elle n’est pas la seule à avoir
écrit autour du monde ferroviaire.
Il y en a beaucoup d’autres
qui ont écrit sur les trains,
mais très peu ont écrit des polars
qui se passaient autour des CFF.
J’ai donc la chance aujourd’hui
de vous présenter deux auteurs
qu’on connait déjà beaucoup,
qui ont déjà chacun
plusieurs livres à leur actif.
J’ai le plaisir de vous présenter
Marc Voltenauer et Nicolas Feuz.
Ils sont là parce qu’il y a
quelques jours seulement,
à peine une ou deux semaines,
ils ont sorti un nouveau livre,
qui s’appelle «Imperium»
et qui se passe
dans le monde des transports et des CFF.
- Nicolas Feuz, bonjour.
- Bonjour.
- Marc Voltenauer, bonjour.
- Bonjour.
Bienvenue et merci d’être dans
ce nouvel épisode du podcast des CFF.
Je me rappelle que vous avez sorti
ensemble un premier livre.
Vous avez sorti beaucoup de livres
chacun de votre côté.
Vous avez d’ailleurs des livres
traduits dans plein de langues.
J’en ai vu en finlandais
et il y en a dans d’autres langues.
Mais là c’est le deuxième épisode
d’un livre avec vos deux héros.
Comment s’appellent-ils?
Alors Norbert Jemsen,
pour Nicolas, qui est procureur.
Et de mon côté,
c’est l’inspecteur Andreas Auer.
Il y a un an à peu près,
vous aviez sorti «Ultimatum».
Ce livre nous laissait
un peu sur notre faim,
car vous aviez laissé vos deux héros
quasi pour morts
au milieu de la montagne suisse.
Donc voilà, on a terminé ce livre.
Puis quand on a appris
qu’un nouveau sortait,
on s’est dit qu’ils n’étaient peut-être
pas morts, un peu comme Sherlock Holmes.
Et en plus ce nouveau livre se passe
dans le monde des CFF, c’est juste?
Oui tout à fait.
On nous en a un peu voulu
avec la fin d’«Ultimatum».
On avait les oreilles qui chauffaient
de la part de nos fidèles lecteurs,
qui visiblement apprécient bien
ces deux personnages récurrents.
On leur disait souvent de relire la fin
pour être sûrs de ce qu’on a écrit.
En fait,
on n’a jamais dit qu’ils étaient morts.
Et donc effectivement on les retrouve
dans cette nouvelle aventure
qui se passe dans le monde des CFF,
«Imperium».
J’ai relu trois fois la fin,
mais je crois qu’on ne disait pas
non plus qu’ils n’étaient pas morts.
On va dire ça comme ça.
- C’était une forme de <i>cliffhanger</i>.
On avait conscience, en l’écrivant,
qu’on allait un peu choquer le lectorat.
Du coup, on les retrouve,
enfin je crois qu’on les retrouve.
On peut quand même dire qu’on
les retrouve dans ce nouveau livre.
La quatrième de couverture les évoque,
donc on ne spoile rien.
D’accord, on a le droit de le dire,
après c’est vous qui le lirez.
Ils se retrouvent
non pas dans les montagnes suisses,
non pas au Palais fédéral,
mais dans le cadre des CFF, c’est juste?
Oui effectivement,
c’est un nouvel univers.
Dans «Ultimatum»,
notre réflexion avec Nicolas,
lorsque nous avons décidé
de réunir nos deux protagonistes,
c’était de donner
une dimension nationale à ce polar.
Dans la plupart de nos livres,
on restait plus au niveau local.
Là on voulait quelque chose
qui touche à la Suisse,
à certains emblèmes de la Suisse
et du coup l’enquête les a menés
jusqu’au Palais fédéral à Berne.
«Imperium»,
est la suite sans être la suite,
puisque chaque livre est indépendant,
avec une intrigue indépendante,
mais il y a quand même un fil conducteur
qui relie ces deux livres
et le troisième,
qui paraîtra l’année prochaine.
On s’est ainsi demandé quels étaient
les autres emblèmes de la Suisse.
Quel environnement, quel univers,
et on est assez vite tombés sur les CFF.
Effectivement, qui ne prend pas
ou n’a jamais pris un train des CFF.
C’est un univers qui est très parlant
et qui est aussi
l’une des cartes de visite de la Suisse.
Sans trop dévoiler l’intrigue,
que va-t-il se passer aux CFF?
Nos deux héros ne vont pas
simplement acheter des billets.
Le livre commence déjà
par deux épisodes chocs
puisqu’on a un accident de personnes
en gare de Neuchâtel.
«Accident de personnes»,
comme les CFF l’appellent pudiquement.
Et en parallèle,
on a un autre épisode,
qui est un peu plus rare
dans la réalité et heureusement,
une prise d’otages
dans le tunnel du Gothard.
On a là les interventions
de la police fédérale,
de la police uranaise,
de la police tessinoise,
des groupes d’intervention
de ces polices-là.
Une scène un peu plus spectaculaire.
Ça fait déjà un peu peur,
mais on se réjouit de le lire.
Comment avez-vous fait
pour vous documenter là-dessus?
Si on prend le train tous les jours,
on n’a pas forcément tous les éléments.
Je crois que vous êtes venus chez nous,
au départ,
pour rencontrer mes collègues.
On avait la chance de connaître
des gens qui travaillent aux CFF.
Je vais aussi rejoindre
Marc dans ce qu’il disait:
qui ne connaît pas les CFF
et une personne qui y travaille?
Puis on a tous les deux l’habitude,
pour nos polars,
de pousser les portes
pour demander parfois
des renseignements sur un univers donné,
car il nous est moins...
comment dire...
- Moins familier.
- Exactement.
Surtout l’arrière des coulisses
et c’est ça qui nous intéressait
et qu’on a eu la chance de découvrir,
notamment
le centre d’exploitation à Renens.
On a aussi eu l’occasion
de faire un tour
en locomotive,
de parler avec un mécano,
de parler aussi
avec un membre du CFF Care.
Ce sont les personnes qui accompagnent
les mécanos qui ont eu des soucis,
dont par exemple
des accidents de personnes.
Ces rencontres, ces moments vécus,
tout ça nous a aussi permis
à la fois d’enrichir notre intrigue
et de comprendre les ressorts
et justement
ce fonctionnement derrière les coulisses
qu’on n’a pas l’habitude de voir.
Y a-t-il des choses qui vous ont surpris
ou qui vous ont demandé de modifier
votre histoire en allant sur place
ou était-ce comment vous l’imaginiez?
C’est un peu pareil
pour tous les livres.
On a d’abord des idées de base.
On se dit qu’on pourrait faire ci ou ça,
puis on fait des repérages
ou de la documentation,
on parle avec des gens.
Et c’est vrai qu’en allant sur les lieux
et en discutant avec des gens,
parfois ça débloque ou ça nous fait
changer des détails du scénario.
C’est aussi arrivé dans ce cas.
Ça nous donne des fois
des nouvelles idées.
Ce qui a aussi été le cas effectivement
avec certains chapitres
ou scènes qu’on n’avait pas imaginés.
Typiquement, les CFF Care,
dont on n’avait jamais entendu parler.
Et c’est devenu un des éléments
qu’on a pu intégrer au début du livre.
C’est toujours intéressant
de vivre des choses.
D’accord.
Vous avez été bien reçus?
Comment les collègues
vous ont-ils reçus?
Des écrivains qui se penchent là-dessus,
c’est un peu bizarre.
Ou avez-vous vraiment
été reçus les bras ouverts?
On a été reçus les bras ouverts,
avec beaucoup de plaisir.
Peut-être aussi
avec un peu de curiosité,
en se demandant ce qu’on allait
pouvoir imaginer avec les CFF.
Et forcément,
quand un auteur de polar débarque,
souvent il peut se passer un certain
nombre de choses pas très gaies,
donc j’imagine
qu’il y a un peu cette arrière-pensée.
Mais on a assez rapidement
expliqué une partie des choses.
Il s’est trouvé par hasard,
qu’au centre d’exploitation,
on est tombés sur un de nos lecteurs,
que j’avais déjà
rencontré deux-trois fois.
Finalement,
il a aussi accepté de relire notre livre
et surtout d’être attentif
à tout ce qui touchait aux CFF,
pour pointer ce qui n’était pas crédible
ou ce qui était faux, etc.
Avec cette volonté de notre part
d’être le plus proche possible
d’une certaine réalité.
On sait très bien
qu’une grande partie des lecteurs
ne verra pas s’il y a une erreur
concernant le centre d’exploitation
ou ce qu’il se passe
justement derrière le rideau.
En revanche,
plein de gens travaillent aux CFF
et vont d’abord repérer ce qu’on aura
mal écrit ou mal dit ou mal compris.
Donc c’est assez précieux
d’avoir ce genre de retour.
- Et comment est-ce que...
- Ça me rappelle une anecdote.
On était en dédicace avec Marc
à la Fnac de Pontarlier,
et une personne
est venue se présenter à nous.
Elle nous a dit que si on écrivait
un jour sur l’univers des CFF,
elle travaillait à la police
des transports et nous a donné sa carte.
Au final, on n’a pas vraiment
eu besoin de le recontacter
car la police des transports,
la Polfer
comme vous dites dans le jargon,
elle a un certain rôle à une période,
mais c’est pas un rôle central.
Voilà le genre d’anecdotes
qui nous arrivent souvent.
Et j’ai une deuxième
petite anecdote sur les CFF,
mais qui est
sans lien direct avec le livre.
Marc et moi,
on fait beaucoup de salons en France.
On rencontre des auteurs français,
dont certains qui sont venus en dédicace
en Suisse et ont pris le train.
Et là c’est toujours l’émerveillement
des auteurs français vis-à-vis des CFF,
qui trouvent cette précision suisse
incroyable par rapport à la SNCF.
Et ils ont toujours cette phrase:
«Il n’y a qu’en Suisse
que j’entends que les CFF
s’excusent pour 2 minutes de retard».
En France, c’est du jamais-vu.
J’espère qu’après la lecture
de votre livre,
les gens auront toujours
une bonne image des CFF
et que tout ce qui s’y passe
n’est pas trop grave.
Donc vous avez été relus
par un correcteur CFF.
Avez-vous passé les épreuves avec brio
ou y a-t-il eu beaucoup de corrections?
Comment s’est passée
la relecture par mon collègue?
Il faudrait lui poser
la question directement,
mais en tout cas son retour
était tout à fait positif.
Je pense qu’il a eu
du plaisir à découvrir
son univers professionnel
mis en scène dans un roman.
La plupart des commentaires
ou des idées d’ajouts
se joue souvent sur des petits détails.
Dans l’ensemble, il a trouvé
qu’on avait bien réussi à cerner
ce qu’on avait pu entendre lors
de nos visites et contacts avec les CFF.
Mais forcément,
on ne se rappelle pas de tout,
et il a donc pu aligner les dernières
petites choses qu’il fallait.
Y a-t-il des choses pour lesquelles
vous avez quand même pris des libertés,
pas respecté à la lettre
tous les règlements et les horaires?
Je pense que dans tout polar,
on prend certaines libertés.
Après ce qui compte absolument,
c’est la crédibilité.
C’est-à-dire qu’un lecteur lambda
ait l’impression que ce soit crédible.
Après un lecteur spécialiste,
qui travaille vraiment dans le domaine,
repèrera toujours
un petit problème ça et là
et ce sera dans tous les domaines
sur lesquels on écrit.
Il y a un petit exemple,
mais ça relève du détail.
Quand on écrivait le livre,
on voulait utiliser les vrais horaires
et les vrais trajets
que faisaient les trains.
On ne l’a pas encore mentionné,
mais le cœur du livre parle
d’un réseau de trafiquants
de drogues en Suisse,
qui utilise justement le réseau
des CFF de manière malveillante.
Et à l’insu des CFF.
- J’espère bien.
- T’es sûr?
D’après les gens
que vous avez rencontrés,
êtes-vous sûrs que c’est bienveillant?
Et justement un des détails,
c’est qu’on voulait
un train qui parte de Genève
qui passe par Morges,
qui aille directement sur Yverdon,
Neuchâtel, Bienne et jusqu’à Olten.
Mais il n’y en avait pas et ça ne jouait
pas tout à fait au niveau des horaires.
Il y en avait un par Lausanne et ensuite
il fallait prendre un autre train,
ou alors il s’arrêtait à Bienne.
Donc on a pris des petites libertés
sur un des trajets de train
qui en fait un qui n’est aujourd’hui
plus d’actualité visiblement.
Sinon il faudra réadapter
les horaires à chaque édition,
ce qui est un peu compliqué,
je le comprends bien.
C’est une réflexion
qu’on a eue avec Marc,
de se dire que les horaires CFF
changent quand même régulièrement.
On espère que le livre
vivra encore plusieurs années,
donc il y a forcément un jour
où on ne correspondra plus à la réalité.
C’est vrai qu’on a oublié les horaires
de l’Orient-Express de l’époque.
Vous êtes-vous un peu inspirés,
vous avez vu beaucoup de monde,
vous avez fait connaissance
avec plein de mes collègues aux CFF,
est-ce que vous vous êtes inspirés
de certains ou certaines collègues?
Est-ce qu’il y en a qui vont
se reconnaître ou pas du tout?
Si je peux donner une réponse,
Marc parlait avant des CFF Care.
On a eu un contact avec une personne
qui travaillait aux CFF Care, un homme.
Dans le livre on va retrouver une femme.
Après libre à lui de savoir
si on l’a transposé dans l’autre sexe.
Mais ça faisait bien entendu
partie de la documentation.
On n’a pas forcément envie directement
d’appliquer une personne existante
dans le livre.
On ne s’est effectivement pas inspirés
de personnes existantes,
ce qu’on fait assez rarement
ou pas dans nos romans.
Mais il y a un Grégoire qui travaille
au centre d’exploitation dans le livre.
C’est juste le petit clin d’œil
à Grégoire qui a relu et qu’on connaît.
Mais sinon,
c’est pas inspiré de personnes réelles.
Après ce qu’il se passe souvent,
c’est que les gens dans la réalité
vont peut-être
se reconnaître dans le livre,
notamment au travers
de certaines fonctions mises en scène.
Dans «Ultimatum» par exemple,
il y avait un conseiller fédéral
ainsi que des personnages publics
ou ayant des fonctions spécifiques,
qu’on va retrouver dans le livre
et qui pourraient aussi se reconnaître,
mais ce ne sont pas
des personnages inspirés de la réalité.
Vous n’avez pas trop peur
que quelques chefs chez nous
disent: «C’est moi! Ça va pas!»
Ça va aller,
il n’y aura pas de soucis.
On s’était posé
la question pour «Ultimatum».
Il y a des personnages,
dont un conseiller fédéral
qui n’est pas tout à fait honnête.
Donc on se demande
comment ils vont réagir à Berne.
Et on a été assez agréablement surpris.
Au printemps,
pour la Journée internationale du livre,
il y avait une publication du Parlement
avec le président du Conseil national
en photo avec «Ultimatum» en main.
Il disait qu’il avait eu plaisir
à le lire et qu’il s’était amusé,
avec ses collègues,
à imaginer comment ils auraient réagi
s’ils avaient réellement
été confrontés à ces situations.
Et même aussi à s’imaginer
quelles personnes nous avaient inspirés.
Donc voilà,
c’est le côté assez amusant.
C’est aussi cette prise de recul,
où il y a une réalité
et il y a une fiction qui utilise
certains aspects de la réalité.
Mais on s’en éloigne.
- D’accord.
Je rappelle
que le livre s’appelle «Imperium»
et qu’il est déjà en vente
dans toutes les bonnes librairies.
Vous êtes aussi
en train de faire le tour
des salons
et des librairies pour le dédicacer.
Il reste donc qu’une chose à faire,
c’est de l’acheter,
tant pour les collègues
et les gens travaillant aux CFF
que pour ceux qui aiment le train
et qui ont envie d’avoir quelques
frissons dans le monde ferroviaire.
Encore une dernière publicité.
Que pourriez-vous dire
pour inciter nos auditeurs à l’acheter?
Qu’est-ce qu’il y a comme points sympas
et comme accroche
que vous auriez envie de faire passer?
Je pense que, et Marc et moi,
de manière individuelle,
et dans nos deux romans à quatre mains,
on est très visuels,
très cinématographiques.
Donc les gens qui peuvent avoir
un a priori sur ce genre de livres,
une fois qu’ils les lisent
on a plein de retours,
pour nous dire qu’on est
immédiatement pris dans nos livres
et qu’on a envie de savoir la suite.
C’est vraiment de l’écriture fluide.
C’est aussi un polar
qui se passe dans un univers connu,
en Suisse, dans des lieux connus,
dans un réseau qu’on connaît.
Donc lancez-vous, n’hésitez pas!
Je rajouterai encore une chose
pour qui craindrait Nicolas Feuz,
qui dit
que c’est parfois un peu trop trash.
Je dirai ne craignez rien,
et avec «Ultimatum» et avec «Imperium»,
on est restés vraiment soft avec Marc.
Et personne ne craint Marc alors?
C’est vrai que c’est une image qu’on a,
comme Nicolas l’a dit,
où lui a tendance
à être un peu plus trash,
plus violent
sur certains aspects que moi.
Mais c’est pas toujours le cas,
certains de ses polars sont plus soft,
et moi j’en ai certains qui sont
tout aussi violents que les siens.
Mais quand on s’est mis
à écrire ensemble,
on ne s’est pas demandé
s’il fallait qu’on fasse
plus ou moins trash ou autre.
C’est simplement l’intrigue elle-même
qui nous a amenés à cette histoire-là.
Et celle-ci n’appelait pas
forcément des scènes très trash,
mais peut-être impactantes quand même.
Ça on en a parlé dernièrement avec
quelqu’un qui a pu lire le livre...
- En avance?
- Oui, en avance.
Elle disait que finalement,
ce qu’il se passe au début du livre,
le fameux accident de personnes,
c’est pas un crime sordide
en tant que tel,
mais c’est quand même
un événement impactant.
Impactant aussi parce qu’il est plus
proche de la réalité de tout le monde.
On a tous été,
une fois ou l’autre,
interpellés ou en contact ou bloqués
sur un quai à cause d’un tel accident.
C’est pas quelque chose de très éloigné.
À l’inverse, si on lit un roman policier
avec un tueur en série,
on se dit qu’il n’y en a pas en Suisse,
c’est loin de nous.
Là une personne m’a dit qu’en le lisant,
elle avait été bouleversée
par ce qu’elle avait lu,
non parce que
c’était spectaculaire en tant que tel,
parce que ça arrive
malheureusement assez souvent,
mais impactant parce que c’est proche.
C’est vrai que
c’est une force de vos livres.
Ils se passent près de chez nous,
à Neuchâtel, au Muverans.
Ça se passe à plein d’endroits
et c’est une force importante.
On n’a plus qu’une chose à faire,
pour ceux qui ne l’ont pas encore fait,
c’est de se précipiter sur ce livre.
Quand j’ai préparé ce podcast,
j’ai vu qu’il existe d’autres livres
autour du monde du train
et du polar ou du voyage.
J’en ai pris un ou deux avec moi,
je prends le premier.
Vous le connaissez, Marc Voltenauer,
il s’appelle «22 itinéraires autour
du polar en Europe à ne pas manquer».
C’est par pays et on peut aller
dans des villes et des endroits...
Je vous laisse dire ce que
vous avez fait et êtes allés chercher
avec votre acolyte Benjamin Amiguet.
C’est un livre qui nous emmène
faire du tourisme «polaristique».
C’est un projet un peu fou qu’on avait
avec mon compagnon Benjamin,
pour lequel on a voyagé en Europe
pendant deux ans sur les lieux
qui sont présents dans les romans
policiers et les séries de polars.
On a été dans plus de 19 pays européens
et rencontré plus de 110 auteurs.
C’était très riche d’aller rencontrer
les auteurs et de voir les lieux.
On en a fait un guide qui invite
à la fois à la lecture et au voyage.
On a fait ce voyage en camping-car,
mais on peut aussi
très bien imaginer le faire en train.
C’est vrai qu’une fois
qu’on a fini de lire Feuz et Voltenauer,
on a...
combien y a-t-il d’écrivains là-dedans?
On en présente près de 180.
Il y a encore 180 fois x livres à lire
et on en ressort
avec une grosse liste de livres à lire.
On va continuer la liste de livres,
je vous ai demandé si vous en aviez.
Moi j’en ai pris un ou deux,
des livres et polars
qui se passent dans le monde du train.
Je crois que Nicolas Feuz,
vous en avez un à nous conseiller.
J’en ai deux, mais spécialement un.
Je vais commencer
par un des best-sellers,
«La fille du train» de Paula Hawkins,
dont tout le monde a entendu parler.
Mais j’appuyerai plus sur le second,
«Le train des brumes»,
qui est un peu moins connu,
mais vient d’un auteur suisse,
Yves Paudex.
Yves Paudex est un ancien commissaire
de la police vaudoise,
qui avait travaillé à l’époque
sur l’attaque du train postal.
Il a écrit un polar qui s’inspire
de ce dossier sur lequel il a travaillé,
mais qu’il romance un peu.
Ça doit être le seul livre,
à part le vôtre,
où on parle
un petit peu des CFF je crois.
Moi j’en ai pris deux,
qui ne se passent pas du tout en Suisse.
Le premier est en Australie.
C’est de Benjamin Stevenson,
ça s’appelle
«Tout le monde
dans ce train est suspect».
J’aime beaucoup le titre.
Cet auteur
avait déjà écrit un autre livre
et il casse un peu les schémas du polar.
Je ne sais pas si vous le connaissez.
- Je ne l’ai encore jamais lu.
- Prenez-le, voilà.
L’autre se passe au Japon,
dans un Shinkansen,
un train qui va à grande vitesse
et dans lequel il y a un nombre
de meurtres incroyables.
Ça s’appelle «Un train, cinq tueurs
à bord, qui arrivera à destination?».
Il y a aussi eu un film,
je sais pas si vous l’avez vu.
Je vous l’offre à vous,
comme ça vous avez
de la lecture aussi pour le retour.
Il ne nous reste
plus qu’une chose à faire,
c’est de vous précipiter,
si ce n’est pas encore fait,
dans les librairies ou les salons
pour discuter avec nos auteurs.
Ils aiment bien discuter avec vous,
donc prenez le temps d’aller les voir.
C’est la fin de ce podcast,
merci à vous.
Merci Marc, d’avoir participé.
Avec plaisir, merci pour l’accueil.
- Merci Nicolas.
- Merci infiniment.
Nous on se retrouve bientôt
pour un nouvel épisode du podcast CFF.
Si vous avez
des questions ou des remarques,
vous pouvez nous
les envoyer à podcast@cff.ch.
À bientôt sur nos lignes.
Ce podcast est arrivé à son terme.
Nous vous prions
de bien vouloir descendre.
Au revoir et à bientôt.